"L'art est une parabole de la création. Le lien qui le rattache à
la réalité optique est très élastique. L'univers de la forme
est souverain sans pourtant être encore l'art au niveau le
plus élevé. A celui-ci, un mystère plane sur la multiplicité
des significations, et la lumière de l'intellect s'éteint
lamentablement".
Paul
Klee
huile sur toile
- 1984 - 220 x 230 cm
......Et voilà le projet dément de notre époque, sans doute
à proprement parler impensable en tant que tel, qui trouve
sa figure magnifique : la recherche du seuil de la catastrophe.
Il ne s'agit plus, comme à l'époque de l'expressionnisme abstrait
de concevoir la clôture de la représentation dans la continuité
d'un tissu chromatique, Autard peint la condition préalable à
l'absence pure et simple de toute représentation par collision
absolue de la totalité des éléments visibles.
C'est une peinture de bruit et de fureur achevée sur la seconde
qui précède l'implosion finale. Et l'on voit bien que cette
seconde qui nous guette et vers laquelle notre suffisance
imbécile nous entraîne sera une seconde plane où seront
à jamais réconciliés tous les antagonismes dans l'adhérence
absolue de tout à tout, ce sera la réalisation de Dieu,
c'est-à-dire notre fusion dans l'indifférence éternelle......
Exposition: Georges Autard, ARCA, galerie Roger Pailhas Marseille. 1985.
Le Lièvre de
mars
&
L'association Odrarek présentent :
Rencontre - exposition avec Sylvie
Réno
à l'occasion de la publication d'un ouvrage
consacré à son oeuvre aux éditions Monografik
"Il était une artiste, Sylvie Réno, qui "cartonise" le monde,
du moins: certain type d'objets du monde. Flingues, tanks,
bateaux de guerre, Kalachnikovs et autres engins de mort,
porte blindée d'une chambre des coffres, réunis sous le
dénominateur commun du carton, en perdent tout caractère
menaçant pour devenir ( comme également l'établi de l'artiste,
ses outils ou les étais de chantier) aussi fragiles et néanmoins
présents que ces poutres dévorées par les termites qui en
détruisent tout le volume intérieur pour ne laisser intacte
qu'une infime épaisseur qui fait illusion.
Ce sont des "leurres". (D'après "les fantômes de la sculpture"
Brice Matthieussent).
Vernissage
Vendredi 12 juin 2009 à 19 h
Le lièvre de mars
21 rue des 3 mages
13001 marseille
tel : 04.91.81.12.95