Polyèdre, 1983, huile sur toile, 120 x 120 cm, collection de l'artiste





l'ondulatoire
ce n'est pas l'angle aigu
c'est l'angle grave
l'animé immobile
entendre le cri transfiguré
l'instant de la note haute
le point apparu disparu
conduite rare
entendre la forme du son
entendre la couleur du ton



Aurélie Nemours
écrits
dans reConnaître, Tome 1 consacré à l'artiste
éditions Réunion des Musées Nationaux
10,67 euros.




Emilie Perotto invitée de l'année, exposition du 11 au 20 septembre 2009 à la cartonnerie de la Friche de la belle de Mai dans le cadre d'Art-O-Rama.





Comme le chat n'est pas là, les formes glissent, 2006
Bois aggloméré, aggloméré stratifié, médium, contreplaqué, pied de lampe, juda, métal.
200x300x500cm.
Exposition « L'Egosystème », Le Confort Moderne, Poitiers.


Chaque année Art-O-Rama invite un artiste installé à Marseille ou dans sa région à exposer dans les mêmes conditions que les galeries. Cette année, l’artiste invitée - sélectionnée par les galeries ayant participé à Art-O-Rama l’année dernière est Emilie Perotto (né en 1980, vit et travaille à Marseille et à Nice).

Depuis ses études à l’école nationale supérieure d’art de Nice, la Villa Arson (promotion Dnsep 2004), Emilie Perotto a élu le bois comme matériau de prédilection. Ses sculptures et installations sont autant d’assemblages de formes en stratifié, en aggloméré, en contreplaqué. Le bois, passé à l’ouvrage de l’industrie, formaté et recomposé, fournit les éléments de son jeu de construction.

Ces œuvres qui semblent prétexte à apprécier un savoir-faire manuel, d’ordinaire réservé à l’artisanat et soumis à une représentation masculine, rappellent simultanément que l’art n’est plus affaire de genre, qu’il déborde des catégories.

La rigueur formelle de ce travail est au service d’un développement poétique proche des listes surréalistes. Ses agencements de modules abstraits sont entrechoqués d’apparitions figuratives invitant à d’autres fils narratifs, fantaisistes. Les planches et copeaux oscillent entre résidus d’atelier, Meccano pour grandes personnes et univers onirique parcouru d’éléphants et de bulles de couleur .Ces douces collisions visuelles et sémantiques déroutent, elles visent à une autre typologie, à une classification ouverte, voire disparate.

Les œuvres d’Emilie Perotto incarnent l’alliance entre la complexité de leurs logiques internes et leur présence immanente. L’évocation du naturel reste en arrière-plan de ce travail qui, à l’instar d’autres modes de productions humaines, artisanales et industrielles, façonne et élabore les nouveaux termes d’un langage, lui, tout à fait personnel.
Kathy Alliou et Yann Chevallier


Dans le cadre d'Art-O-Rama, Emilie Perotto présentera un nouvel ensemble de sculptures.
Le premier ouvrage monographique à lui être consacré sera également édité pour l'occasion, accompagné d'un multiple tiré à 8 exemplaires.

"Avec des si je coupe du bois, par cette phrase en forme de manifeste, Émilie Perotto désigne un ensemble sculptural façonné dans le bois de particule. Chaque pièce subit un traitement spécifique, une suite de gestes aboutissant à des formes réalistes ou bien résiduelles. Dans une telle pratique, l'outil prépondérant excède sa seule valeur pratique. Il est fondamentalement lié à l'œuvre in progress. Logique donc, que l'artiste lui porte un regard attentif et qu'elle n'hésite pas à le décliner comme pictogramme ornant les pages de son catalogue ou comme multiple - un pendentif en argent, moulage d'une lame de scie sauteuse. Toute sacralisation mise à part, il s'agit de réinjecter l'outil dans le projet artistique et d'en éprouver le caractère fétiche, déstabilisant ainsi les conventions liées à l'épreuve de la sculpture."

« Avec des si je coupe du bois », 72 pages, 16,5 x 21,5 cm, 42 illustrations couleur. Textes de Damien Airault, Kathy Alliou, Gaël Charbau, Yann Chevallier, Anne Kawala.



La Friche la Belle de Mai
art-o-rama
41, rue Jobin
FR - 13003 Marseille
Tel : +33 4 95 04 95 36
Mail : contact@art-o-rama.fr





 






. Soudain l'été Fluxus

Vernissage le lundi 13 juillet 2009 de 18h à 21h
Concert à 21h30 suivi d'un bal Fluxus

Les Français connaissent mal Fluxus.
Rares sont les expositions historiques qui ont été réalisées. Seules trois manifestations institutionnelles ont eu lieu en France : la première à l'Espace Lyonnais d'Art Contemporain  en 1979, la seconde aux Musées de Marseille en 1992 en collaboration avec le Walker Art Center de Minneapolis, puis celle au Musée d'Art Moderne et d'Art Contemporain à Nice en 2003 pour les 40 ans de Fluxus à Nice.

Malgré l'initiative de différentes galeries, Fluxus n'a jamais eu droit à une grande manifestation à Paris. En serait-il indigne ?

Les Français connaissent mal Fluxus, même s'ils prennent aujourd'hui la mesure de son importance, au travers de nombreuses expositions et présentations collectives, souvent initiées par Ben Vautier, manifestations mêlant toutes les formes d'expression artistique et rendant Fluxus toujours plus indispensable.

Les Français ne connaissent pas Fluxus car les protagonistes du mouvement, outre Ben Vautier et Robert Filliou, ont été peu exposés et restent pour la plupart, encore méconnus. Qui sait, en France, qui est Serge III, Robert Erebo ou Roberto Bozzi, avec qui Ben Vautier travaillait à Nice, lorsque lui-même y accueillait en 1963 George Maciunas que Paris boudait ?

Après une tentative maladroite de concert Fluxus en 1962 au Centre Américain à Paris, George Maciunas arrive en 1963 à Nice et reste 20 jours chez Ben Vautier. A ce moment-là, il aide Ben à organiser le Festival Fluxus de Nice. Fluxus trouve alors, en France, un développement important au travers de la personnalité de Ben Vautier et de Robert Filliou. L'un est à Nice, l'autre à Villefranche où il ouvre en 1966, en complicité avec George Brecht, La Çédille qui Sourit. Chacun d'eux développe cet esprit collectif essentiel, cette mise en partage dont l'art de notre temps présent se réclame toujours davantage.

Les seuls concerts Fluxus donnés ensuite à Paris eurent lieu en 1964, 1965 et 1966, sur l'invitation de Ben par Jean-Jacques Lebel pour le Festival « Libre expression » au Centre Américain, boulevard Raspail, et au théâtre de la Chimère.
 
C'est de la nécessité de mieux faire connaître les protagonistes de cette histoire toujours vivace, que relève cette exposition. Née de discussions complices avec Ben Vautier, dans le cadre proprement vertigineux de sa maison des hauteurs de Nice, . Soudain l'été Fluxus entend donner à un public toujours plus curieux, à partir d'ouvres et d'archives souvent

inédites, des repères nécessaires pour saisir la portée et l'impact du mouvement dans l'histoire, comme la force de son actualité.

Foncièrement éclectique, Fluxus fait l'éloge du bricolage et de l'expérimentation. Ouvert à toutes les inventions et tentatives, l'ouvre Fluxus n'est pas tant un objet clos qu'un processus ludique et théorique à la fois.

Fluxus a rêvé et rêve encore, au travers de ses protagonistes actuels, d'enchanter le monde. C'est en quoi, au-delà d'un art, il est d'abord une attitude, une façon de penser toujours mouvante, une manière d'être à jamais inimitable : une « révolution » créative, une attitude et un doute fondamental où se croisent des personnalités venues de tous horizons mentaux et géographiques, de la France à New York, du Japon à l'Allemagne où le mouvement se cristallise, au gré de rendez-vous et festivals, de manifestations parodiques, poétiques et politiques à la fois.

. Soudain l'été Fluxus est une gageure car le Passage de Retz a d'abord l'ambition de témoigner de moments rares et d'attitudes singulières qu'il est toujours essentiel d'entendre et de regarder, sans en avoir ni les possibilités ni les moyens de faire ouvre muséale.

On ne retrouvera donc pas ici les pièces que seules les institutions sont à même de réunir, mais un ensemble considérable d'ouvres et d'objets de nature souvent plus intime que Ben Vautier a accepté d'offrir de présenter au public pour la première fois.
À cet ensemble unique qui constitue le corpus essentiel de cette exposition, s'ajoutent des ouvres provenant de collections privées, dont un large ensemble des archives de Luigi Bonotto inédit en France, permettant de dessiner les contours d'une histoire commencée, il y a quelque cinquante ans, et qui n'a toujours pas aujourd'hui l'intention de disparaître.

Après Surexposition : Duchamp, Man Ray, Picabia - Sexe, Humour et Flamenco, et avant la première exposition d'envergure à Paris qu'il consacrera au mouvement lettriste, le Passage de Retz tente d'offrir un regard et une lecture sur un des mouvements clé de la création, mouvement qui nous aide à comprendre et à transcender encore et toujours notre quotidien.

. Soudain l'été Fluxus est une proposition du Passage de Retz. Elle a bénéficié du concours amical et exceptionnel de Ben et Annie Vautier et de Bernard Blistène.
Elle a reçu le soutien de nombreux prêteurs privés.
Sa coordination a été assurée par Valérie Maffioletti et Vincent Normand, ainsi que par l'équipe du Passage de Retz animée par Jacqueline Frydman.


Exposition ouverte au public du 14 juillet au 20 septembre 2009
tous les jours sauf le lundi de 10h à 19h

Passage de Retz
9, rue Charlot  75003 Paris
Métro Filles du Calvaire
Entrée plein tarif : 8 ? - Tarif réduit : 5 ?

Renseignements :
Passage de Retz : Valérie Maffioletti - Olga Ivanoff - Tél. 01 48 04 37 99
www.passagederetz.com









Montre Hiroshima












Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Recherche

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés