Villa Arson 02 : Gérard Gasiorowski

Publié le par Becquerel

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Gérard Gasiorowski " Académie Worosis Kiga " 1975-1981.

Son rapport à l'art, et à la peinture en particulier, se caractérise par une critique permanente et régressive de ses propres fondements, en usant notamment de référents primitifs ou mythologiques contre tous les « académismes », quels qu'ils soient.
 
Disparu depuis 20 ans, Gérard Gasiorowski (1930-1986) occupe une place singulière dans le panorama de l’art français. Homme de peinture, de fiction, il fut avant tout un brouilleur de pistes. Ses nombreuses séries de peintures témoignent d’une œuvre complexe, marquée par le cynisme, la dérision, la distanciation. Sa Période Barbizon amorce une mise en abîme ironique de l’histoire de l’art, suivie par la série des Croûtes, parodies des mauvaises peintures de genre. Avec les Albertines disparues, c’est de l’objectivité de la photographie dont il se moque. Il opère, de 1972 à 1986, un pillage des formes en caricaturant les grands noms de la modernité (Ernst, Picasso, Beuys, etc), et fonde en 1976 L’Académie Worosis Kiga(anagramme de son nom), fiction d’une école où se retrouveraient des sommités du monde de l’art, puis Kiga une divinité construite autour d'une pseudo civilisation mythologique. L'artiste investit à travers Kigatous les territoires de la création et pratique avec elle le rite de la peinture. Kiga trouve en elle-même la matière, recueille sa merde qu'elle mélange à des plantes aromatiques (Les Tourtes), puis utilise son jus afin de créer des dessins aux tracés primitifs (Les Jus). 

Exposition du 27 juin au 7 octobre 2007, centre d'art de la villa Arson, contact presse : chazalviel@villa-arson.org

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