Elisabeth Mercier 06

Publié le par Becquerel





                           Nice

"Pour et contre" intemporels et significatifs


Une grande maison, des lumières, un jardin, 
des oeuvres, un micro, des gens,
un débat, un homme.

Véritable manifestation trés attendue par le public,
les "Pour et Contre" de Ben ,
ont toujours été l'occasion pour des étudiants,
de jeunes artistes, des critiques, galeristes
et collectionneurs du monde entier
de venir se rencontrer un soir autour d'un débat,
qui devenait deux, puis trois, puis quatre,
puis,...complexe.
Parce que entre "être pour " et "être contre",
il existe un espace de questionnements tel que
notre pensée artistique même la plus pointue
ne peux pas seule "mettre en abîme" toutes 
ces interrogations, sans afficher une prétention
certaine.
Les "Pour et Contre " sont toujours des espaces
de reflexions, de prise de parole, d'échanges et de
partage, de lieux de silence parce que soudain 
confronté à quelqu'un qui n'a pas peur des mots
de son égo, de l'autre, du politiquement correct,
du rire et de la vie.
Un Pour et Contre chez Ben, il y a des années,
c'était avoir accés à un espace de liberté, d'écoute,
de connaissances et j'insiste de prise de parole.
Plutôt que de rester dans le désert.
Nous ne regardions pas Ben comme un performeur
s'exhibant tout seul ou alors, c'est que l'on avait pas
compris grand-chose de notre histoire de l'art, de
notre vie et de notre liberté à être.
Aujourd'hui, je constate que ce désir n'est plus.
Ce qui me semble significatif de cette "new " attitude,
c'est que les jeunes artistes sont toujours 
autant persuadés d'avoir raison mais tout seuls,
isolés au fond de leur atelier, dans leur autonomie,
leur indépendance, tels des hommes d'affaires.
La Post-modernité leur a permis d'extraire de
l'histoire les concepts et les savoir-faire dont ils ont
besoin quotidiennement pour continuer à créer.

Des artistes se sont battus pour que cela existe.
Mais,
Si le débat ne fait plus sens aujourd'hui autour
de nos créations - Ne sommes nous pas en passe
de devenir de vulgaires consommateurs 
de notre propre histoire ?- N'avons nous plus rien
à débattre sur le sujet ?

A Marseille, quand une personne réussit à faire
quelque chose de bien pour lui même ou la 
communauté dans laquelle il vit on lui dit :
"...Autant pour moi, respect ! ."

Alors , de Marseille, je te dis :
"... Autant pour moi Ben, respect ! ."










Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article