andata ritorno pier paolo 01

Publié le par Pier paolo/Poésie

Spire après spire, tour après tour, le volume augmente.

L’enroulement est régulier, le papier se recouvre en ligne droite.

La couleur monte sur le pourtour du volume, sur sa marge, elle se superpose sur

elle-même. Les vides dans la matière s’élargissent à chaque tour de mandrin,

le papier découpé se plaque à celui de dessous en oscillant un peu.

 

 

 

 

Parfois, la couleur est résiduelle et apparaît seulement sur la tranche de la bobine, elle forme des cercles espacés. Couleur marginale et visible. La découpe dans le papier crée une forme en creux, un négatif qui se creuse au fil de la rotation. Les volumes obtenus sont plus ou moins gros et leur masse est précaire, travaillée par les vides. Quelquefois, si la vitesse est trop rapide, l’échenillage casse et la machine s’arrête, automatique.

La nature adhésive du complexe provoque, selon les cas, des transformations flasques, voire organiques.

L’objet devient alors informe et instable, l’opérateur doit user de précautions pour transporter cette masse inerte jusqu’au compacteur de déchets.

Il est étrange de voir ces objets posés près des produits en cours de fabrication.

Ils sont les contreparties du produit, sa dépouille, sa décomposition.

Dès la sortie de la machine, leur statut diverge :

Le produit va sur une palette et suit son processus de transformation.

L’échenillage va sur le sol, il gît là, en attente d’être valorisé, regardé,

Photographié ?

 

 

 

 

 

 

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