L'arbre 1969-95 30x20cm Aurelie Nemours
Venez-vous d'une famille d'artiste ?
Aurélie Nemours : Je ne sais pas si l'on peut dire cela… Mes deux grands-mères dessinaient. Je suis entré dans l'art dès que j'ai pris
contact avec les choses de l'esprit. J’ai ensuite fait l'École du Louvre, puis refusé les Beaux-Arts pour aller travailler directement dans des ateliers. Il y a eu ainsi le graphisme avec Paul
Colin, puis la peinture avec André Lhote pendant la guerre et, enfin, après la guerre, Fernand Léger.
L'art est arrivé dans ma vie très simplement mais cette voie royale qu’est l’art (tout le reste est secondaire) m’est parvenue comme une évidence.
La solitude semble nourrir votre œuvre ?
A. N. : Sans doute, je trouve vraiment que la peinture est un art solitaire. De plus, si j'avais quelque chose à dire, je le faisais au
travers de l'art, et toute seule. Car j'ai toujours été seule, seule dans mon atelier avec mon travail.
Votre forme de prédilection c'est le carré. Votre monde est-il "carré" ?
A. N. : Je défends et je préconise le carré comme étant la forme la plus noble. Le carré est la véritable forme que l'humanité peut
choisir pour s'exprimer. On le comprend en contemplant simplement la manière de ce qui existe sur terre. L’art, selon moi, doit s'exprimer par ses propres moyens. En peinture en l’occurrence, je
me devais de passer par la forme pour aboutir à une peinture pure et vraie.
( Paris, 29 Octobre 1910, Paris 27 janvier 2005 )
Par Becquerel
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Publié dans : processbleu
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