Galerie du Tableau 01

Publié le par Becquerel

                                  

 Rath Geber Attila, " Sans titre ", 2006, 200 x 60 cm, granit de Bretagne, expo du 19 au 24 février 2007

 

 

 

 

 La sculpture, en tant que discipline des arts plastiques, semble être tout à fait obsolète, en particulier en ce qui concerne le traitement d’un médium telle que la pierre. Elle implique de travailler le matériau dans tous ses aspects désagréables et contraignants. Celle-ci requiert trop de compétence et de bases techniques. C’est une pratique trop onéreuse. Elle exige une activité permanente et conséquente, car la production d’une œuvre ne permet pas une réponse spontanée et immédiate du fait du temps qu’elle nécessite.

Je suis concerné par la sculpture, notamment par la sculpture sur pierre, car c’est ce qui me semble le mieux convenir à ma personnalité. C’est la discipline et le moyen à l’aide desquels je suis capable de refléter mon environnement. Personnellement, j’ai besoin des difficultés d’occupation avec la pierre. La durée du processus et le temps nécessaires passés avec la pièce que je créé me sont très importants.

Sculpter est un travail purement intellectuel, le côté physique du processus n’est qu’un fort contrôle pour empêcher la domination de l’esprit.

J’ai besoin de l’antagonisme de la pierre. * Au cours des années précédentes, mes œuvres ont dépassé les frontières techniques habituelles, ce qui constitue une base non négligeable pour évaluer nos préjugés concernant le matériau. Je suis particulièrement intéressé par les possibilités de franchir les frontières de l’objectité des sculptures. La sculpture, en tant qu’objet est une structure complètement fermée. De part sa puissante nature d’objet, sa communication avec l’espace est fortement limitée, son spectre philosophique est très restreint et se limite uniquement à la surface physiquement représentée. Les limites de l’expression sculpturale consistent, à  mon avis, dans la manifestation de la sculpture en tant qu’objet, et dans sa volonté de représenter l’illusion d’un objet. Il est indispensable que la sculpture cesse d’évoquer l’objet comme qualité principale. Je cherche les réponses aux problématiques dans les cadres effectifs de la sculpture, car c’est dans les mêmes cadres que je les ai rencontrées. Je consacre également une partie de mon activité à la recherche des possibilités de réflexion de la sculpture par autres médias, tels que la photo, la vidéo, le texte. Je travaille sur des projets variés indépendants de la sculpture, lesquels sont essentiellement photographiques et concernent l’expérience intensive du temps et de l’espace (le voyage, l’arrivée, etc.)

 

 

 

 

 

 

La Galerie du Tableau est dirigée par Bernard Plasse depuis le début des années 90, elle expose un artiste par et durant une semaine depuis cette période.

Adresse : 37 rue Sylvabelle 13006 Marseille. 04 91 57 05 34

http://galeriedutableau.free.fr . Courriel : galeriedutableau@free.fr . 

  

Commenter cet article