ONG Patrimoine sans frontières 01

Publié le par Becquerel

 

 

 

 

  

Beyrouth centre-ville

Le patrimoine de Beyrouth risquait de se voir davantage détruit par la

reconstruction que pendant les dix-sept années de guerre. Le schéma

directeur de 1991 pour la reconstruction du centre-ville prévoyait de

transformer la cité levantine en une «prétentieuse futuropole», «une

forteresse», «un ghetto de luxe» inaccessible aux habitants des quartiers

périphériques.

En 1994, le nouveau plan directeur semblait faire des concessions à une

approche plus soucieuse du patrimoine de la ville, de sa mémoire

architecturale et archéologique : les deux quartiers anciens de Mar

Maroun et Wadi Abou Jmil devraient être préservés.

En avril 1996, à l’initiative des dirigeants de la société foncière Solidere,

de nouvelles destructions au bulldozer eurent lieu à Wadi Abou Jmil.

Patrimoine sans frontières s’est élevé contre ces démolitions et a lancé

un appel largement suivi par la communauté professionnelle française et

libanaise. Les démolitions cessent.

Mais le centre est devenu un immense terrain vague et la pression foncière commence à toucher fortement les quartiers

péricentraux, menaçant les demeures ottomanes et les maisons ocres de l’époque coloniale. Une action résolue des

défenseurs du patrimoine tente d’imposer des mesures de protection efficaces.

Les villes du littoral

Sur 225 km, le littoral libanais se distingue par la variété de son environnement naturel. D’importantes cités côtières

s’y sont développées depuis le deuxième millénaire avant notre ère.

Certaines zones du littoral, réputées plus sûres pendant la guerre, ont connu un développement anarchique. Au nord

de Beyrouth, des centres commerciaux et complexes balnéaires ont occupé les sites naturels, détruisant le paysage et

barrant l’accès à la mer.

De plus en plus, les promoteurs investissent le territoire. On voit désormais fleurir des projets de marinas sur la

presqu’île d’Enfeh ou à côté des ruines phéniciennes de Byblos, de remblais sur la mer à Tyr et d’autoroutes à proximité

de la vieille médina de Saïda.

Aujourd’hui, une vaste campagne se développe visant à la protection du domaine public maritime et à la préservation

du littoral.

Patrimoine libanais

Après 17 années de guerre, la reconstruction de Beyrouth et des villes du littoral a donné lieu à de

multiples controverses. Certains projets menaçaient de transformer les villes en ghetto de luxe fermés

aux habitants des quartiers périphériques.

 

 

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Beyrouth. La maison des galeries dans le quartier

de Wadi Abou Jmil. © J. Tabet/PSF 1996.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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